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Shaolin Basket

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François 0 Air ball! Papapapapah mettez vos casques!
Anel 1
classer par notes | date | rédacteur    longueurs: toutes longueurs moyen et long seulement long seulement


Air ball! Papapapapah mettez vos casques!

Dire que Jay Chow est probablement ce qu'il y a de mieux dans Kung Fu Dunk est probablement la façon la plus rapide de mesurer l'étendu du désastre. Nanar commercial calibré pour le nouvel an chinois, ce Kung Fu Dunk est une catastrophe car la créativité de l'ensemble frôle le zéro absolu. Stephen Chow déçoit avec son CJ7, mais c'est un chef d'oeuvre du septième art comparé à cette purge sans âme. Car malgré toute la tolérance du monde, passé 8 ans il paraît difficile d'apprécier dans cette tambouille autre chose que quelques gags pas très fins ou deux trois mouvements de basket assez sympas. Prenons dans le désordre:

-un scénario photocopié sur Shaolin Soccer, mais en version 3 de QI: romance à l'eau de rose évidemment complètement platonique entre Jay et Charlene (faudrait surtout pas qu'il lui roule un gros palot devant une audience de gamins), Eric Tsang qui remplace Oncle Tat dans le rôle du mentor, Patrick Tse remplacé par je ne sais plus qui mais on s'en fout dans le rôle du méchant très méchant avec ses tics exagérés au possible, un sport bien populaire mélangé avec des arts martiaux pour toucher une audience asiatique et occidentale... Sauf que là où Stephen Chow réussissait à rendre sa bande de loosers attachantes, ici c'est un empilage de clichés. Tout est téléphoné et manichéen au possible. Sans parler de l'adversité réduite au néant. Il faut être deux pour danser le tango, c'est confirmé ici. On s'attendait à plus d'effets spéciaux, des techniques de jeu complètement loufoques comme dans le film de Stephen Chow, et pas seulement du côté de l'équipe du héros. Ici rien tout ça, les adversaires sont des brutes sans intérêt, les effets spéciaux sont réduits à un final qui en met plein la vue mais qui ne possède aucune dynamique d'action. Les ressorts "dramatiques" sont réduits à quelques amourettes sans intérêt aggrémentées de flash backs mielleux à pleurer.

-aucun respect ni du kung-fu ni du basket. Ce sont assurément des arguments commerciaux bien pratiques, mais c'est bien tout. Stephen Chow montrait déjà dans Shaolin Soccer qu'il n'était sûrement pas un vrai fan de football, le respect du matériau transpirant facilement dans un film. Ici c'est bien pire. Avec Jay Chow comme expert en kung-fu, on ne pouvait pas attendre de miracles. Le combat dans le bar est correct, mais ensuite c'est une bien maigre intégration dans le basket. On rigole deux minutes lorsqu'on voit débarquer Oncle Tat et Leung Ka-Yan en habit de moines avec des baskets lors du final, mais leur utilisation ensuite est bien trop courte. Au niveau basket c'est la même chose, on empile des mouvements spectaculaires cadrés de trop près pour leur donner une vraie dynamique, mais sorti de là, c'est le néant. Ce n'est pas compliqué, il n'y a AUCUN plan large qui donnerait un peu d'espace aux chorégraphies. Imaginez un match de foot ou de basket filmé intégralement en plans rapprochés. Et quand on nous explique à la fin que le basket n'est pas qu'une histoire de dunks mais un sport d'équipe alors qu'on a vu s'empiler pendant tous les matches des dunks dans tous les sens, on croit rêver. De toute façon, la messe est dite dès le départ:  Jay annonce fièrement qu'il est attiré par les terrains de basket .... parce qu'il peut y voir Charlene Choi (??!??). Un spectacle sans âme ni respect donc, juste des arguments commerciaux.

Ching Siu-Tung ne fait donc pas de miracles, et sa contribution ici est assurément une des plus inintéressante qu'il ait fait depuis longtemps. Il n'y a ici aucune recherche pour mélanger efficacement ces deux sports. On attendait des techniques inspirés des arts martiaux, des effets spéciaux plus spectaculaires, mais les scénaristes ne se sont pas foulés. A voir le coéquipier de Jay se siffler une bouteille d'alcool au début, on espérait du "Drunken Dunking" par exemple, de la créativité quoi! Laissez tomber, il n'y a rien à se mettre sous la dent. Créativité nulle.

-une réalisation et surtout un montage sans queue ni tête. On dirait parfois un premier film de jeune clippeur incapable de garder la cohérence nécessaire, mais sans le style visuel qui va avec. On passe de scènes comiques à des passages plus sérieux avec grosse musique sans aucune transition à tel point qu'on a parfois l'impression qu'il manque des scènes. Sans parler de la conclusion abrutissante de bons sentiments (paye tes violons!) qui s'allonge inutilement après le match final (allez, je casse le suspense: c'est l'équipe à Jay qui gagne! Même pas peur! Et barrez vous après le match final, ensuite y a rien.). Bref, air ball à ce niveau aussi. On ne s'en étonnera pas quand on voit la filmo de Kevin Chu, gentil tâcheron habitué aux productions Hong Kongaises des années 90 sorties à la photocopieuse.

-des acteurs qui surjouent à mort dans des rôles qu'ils ont déjà joué cent fois. Eric Tsang en deviendrait presque insupportable, et Charlene Choi devrait arrêter les couettes et les lunettes d'étudiantes prépubère vu son âge. Par politesse on ne parlera pas de Ng Man-Tat et des autres seconds rôles qui viennent payer leurs impôts dans ce nanar. A la limite, Jay Chow est sûrement le moins mauvais de la bande, et de loin, son rôle de gentil nigaud étant assez crédible finalement.

-un budget et un casting assez important, ce qui rend l'ensemble nettement moins drôle. Les quelques bons délires font sourire, mais globalement on est plus attérés par le gâchis d'argent et l'orientation que prend le cinéma commercial chinois.

-quant à l'adaptation d'un manga, puisqu'il avait été décidé de déplacer l'action en Chine et d'intégrer des arts martiaux (ça fait vendre le kung-fu, mets le dans le titre aussi tiens!), autant le faire jusqu'au bout. Au lieu de ça on se paye une pauvre technique d'arts martiaux au final et surtout des amourettes à la c.. pour attirer l'adolescente prépubère.

Fin de la critique bien énervée d'un fan de kung-fu et de basketball, 0, ça ne mérite pas mieux vu la créativité inexistante et surtout le potentiel du matériau.

21 février 2008
par François


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